54 minutes

 

Je n’ai pas forcément pour habitude de lire ce genre de livre, mais j’ai été très intriguée par son sujet délicat. Sujet à tel point délicat que j’ai autant aimé que détesté ma lecture. Ce fût une lecture rapide, mais dérangeante … appréciable car bien faite, mais en même temps difficile à tenir. Bref, je vous en dis plus tout de suite !

 

 

téléchargement

 

Titre : 54 minutes 
Auteur
: Marieke Nijkamp
Editeur : Hachette
Pages : 304
Publication : Novembre 2017

 

 

 

*Sans Spoiler*

 

Résumé

10  h  08 – KEVIN
Mec, il se passe quoi ? Réponds-moi  !

10  h  09 – SYLVIA
Tyler est revenu.

10  h  11 – MATT.
Claire j’ai trop peur. Il tire sur les gens. Qu’est-ce que je fais  ? CLAIRE DÉCROCHE S’IL TE PLAÎT  !

10  h  27 – AUTUMN
Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut pas être Ty. Ça ne peut pas être mon frère.

10  h  30 – TYLER
Aujourd’hui vous m’appartenez tous.
Aujourd’hui vous allez m’écouter.

 

Avis

Je vais tenter de vous faire un résumé un peu plus complet que celui qui se trouve en 4e, histoire de bien situer l’intrigue sans pour autant vous spoiler.

On se retrouve au lycée Opporunity, un lundi, en plein discours de la directrice devant la quasi totalité des élèves, quand l’un d’entre eux fait irruption dans ce qu’on pourrait rapprocher d’un amphithéâtre, ferme les portes, et commence à tirer sur les personnes à l’intérieur. Et ce qui est le plus dérangeant, c’est que l’on n’a pas affaire à une tuerie impulsive et désordonnée. Non, Tyler sait ce qu’il fait, et le fait froidement, sans état d’âme, presque méthodiquement. Car selon lui, tout le monde l’a rejeté à un moment ou un autre, tout le monde l’a fait souffrir, et ils vont maintenant en payer les conséquences. Notamment les protagonistes que nous suivons : Autumn, sa soeur ; Sylvia, la petite amie de sa soeur ; Thomas, le frère de Sylvia.
Pendant cinquante quatre minutes, chaque personne qui se trouve dans ce lycée, voit au dessus de sa tête l’épée de Damoclès, qui peut s’abattre à tout moment et mettre un terme à leur courte vie.
J’ai trouvé ce roman très réaliste, puisque malheureusement ce genre de drame est bien trop récurrent. Je me suis sentie sous pression tout au long de ma lecture tellement Tyler pouvait être imprévisible. Dans ce roman, le lecteur n’a pas une minute de répit malgré les multiples points de vue qui s’enchaînent.
C’était très flou au début cet enchaînement de personnages, dont on ne comprend pas bien les liens, j’ai d’ailleurs trouvé ça dommage de ne pas expliciter plus que ça ce qui les relient tous, histoire de ne pas me faire froncer les sourcils et relire plusieurs fois certains passages pour comprendre.
Mais passée la barrière de la mise en place de l’intrigue, je n’ai pas pu lâcher le livre, et je l’ai dévoré en une journée. On est tellement immergé au sein de ces élèves qu’on a besoin de savoir quand est-ce que cette folie s’arrêtera.
Nous ne sommes pas meilleurs parce que nous avons survécu.
Nous ne sommes pas plus malins ou méritants.
Nous ne sommes pas plus forts.
Mais nous sommes ici.
Nous sommes ici, et ce jour ne nous quittera jamais.
J’ai ressenti de la peur, de la douleur, de l’espoir, de l’incompréhension, du soulagement, du stress, de la tristesse … Car vous vous en doutez, ce n’est pas un roman bisounours où tout rentre dans l’ordre.
La fin est d’ailleurs poignante, l’avant dernier tir de Tyler est encore plus terrible que ce qu’on aurait pu imaginer. Et puis l’épilogue m’a collé une belle boule au ventre !
Enfin, contrairement à certains avis que j’ai pu voir sur bookstagram, le point de vue de Tyler ne m’a absolument pas manqué, bien au contraire ! On comprend assez facilement au fil des pages ce qui a pu le pousser à faire tout ça, et même avec son point de vu, ça resterait de la pure folie. Et ne pas avoir son point de vue renforce la tension, puisque c’est justement son imprévisibilité qui le rend si effrayant.

En bref

Que pourrais-je ajouter, si ce n’est que ces cinquante quatre minutes ont été difficile à lire, et paradoxalement il était impossible de lâcher ce livre une seule minute. On ne peut qu’être touché par ce thème, et c’est difficile d’être assez objectif pour en parler, surtout quand on travaille dans l’enseignement …
Pourquoi pas la meilleure note alors ? Peut-être parce que je m’attendais à plus m’attacher aux personnages, et sans doute à verser une petite larme, ce qui n’a pas été le cas. Mais ce livre n’en reste pas moins un condensé de tension, perturbant et touchant.

 

 

Note 18/20

4 commentaires sur “54 minutes

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